Woungly, Pauline Promes.

The phonology of Ajumbu. MA Thesis, University of Yaoundé 1.

EN: This study describes the sound system, the syllable structure and the phonological processes of Ajumbu, a language spoken by about 300 speakers in Fungom Subdivision, Menchum Division, in the Northwest Region of Cameroon (Di Carlo & al., 2020: 4). It also proposes an alphabet coupled with some orthographic rules. The present research originates from the fact that up to date, Ajumbu counts very few scientific works, and linguists have still not yet been able to retrace its linguistic classification despite some proposals. The data used for this work are drawn from personal fieldwork and existing unpublished corpora on Ajumbu. Qualitative methods like interviews and questionnaires were used to collect data. The content analysis method was used to read, classify and analyse data. Consulted theories for data analysis and interpretation were the classical phonemic theory, the feature theory, and the autosegmental phonology theory. The phonological analysis reveals that the sound system of this language has 27 consonant phonemes, 11 vowel phonemes and 3 underlying tones. Common syllable structures in verb and noun roots are CV and CVC whereas pronouns present V, N, and CV syllable structures. Major processes are assimilation, deletion, insertion, reduplication and tone polarity. These findings are considered altogether while designing Ajumbu orthography. A phonemic based alphabet of 33 letters is proposed in this study. It will reduce spelling and reading inconsistencies observed in available works in Ajumbu. The results of this study provide necessary materials to linguists, educators and language planners that will help in the production of didactic materials and literacy in Ajumbu. This study equally contributes to the description of Ajumbu, an endangered language, by working towards its preservation, and improving its documentation and revitalisation.

FR: Ce mémoire décrit le système phonologique, la structure syllabique, et les processus phonologiques de l’ajumbu, langue comptant environ 300 locuteurs et parlée dans l’Arrondissement de Fungom, département de la Menchum, région du Nord-Ouest Cameroun (Di Carlo & al., 2020: 324). Cette étude esquisse également une proposition d’alphabet enrichie de quelques règles d’orthographe de la langue ajumbu. Ce travail tire sa source du constat selon lequel la langue ajumbu est très peu décrite à ce jour. Bien qu’il existe quelques travaux effectués sur l’ajumbu, les linguistes ne sont pas encore parvenus à retracer sa filiation généalogique avec exactitude. Les données utilisées pour ce travail sont issues des travaux personnels effectués lors d’une descente de terrain et des corpus existants non publiés sur la langue Ajumbu. Les méthodes qualitatives, les entretiens et les questionnaires, ont été utilisées pour recueillir les données. La méthode d’analyse de contenu a permis de lire, classer et éliciter les données. Il a été fait recours à une approche éclectique alliant la théorie phonémique classique, la théorie des traits et la théorie de la phonologie autosegmentale pour l’analyse et l’interprétation des données. Au terme de cette étude, il en ressort que le système phonologique de l’ajumbu compte 27 phonèmes consonantiques, 11 phonèmes vocaliques et 3 tonèmes. Les structures syllabiques courantes dans la langue sont V, N, CV et CVC. Les radicaux nominaux et verbaux ont la structure CV et CVC tandis que les pronoms présentent les structures V, N et CV. Les processus phonologiques majeurs sont l’assimilation, la suppression, l’insertion, la réduplication et la polarité tonale. Ces résultats ont été pris en compte lors l’élaboration de la proposition d’alphabet de l’ajumbu qui compte 33 lettres et signes. Cette étude permet de réduire les incohérences d’orthographe et de lecture observées dans les productions scientifiques disponibles en ajumbu et les projets de standardisation et d’alphabétisation. Ces résultats fournissent également aux linguistes, aux éducateurs et aux planificateurs linguistiques les ressources nécessaires pouvant contribuer à la production du matériel didactique et d’alphabétisation, et à l’enseignement de l’ajumbu. En somme, cette étude contribue également à la description de l’Ajumbu, langue en danger, en œuvrant pour sa promotion, sa préservation, sa vitalité et en apportant une plus-value à la qualité des travaux futurs.

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